Dossier 03 · Pensions et vieillissement · avant de lire

En 1960, il y avait 5,4 personnes en âge de travailler pour chaque Belge de 65 ans ou plus. Combien en 2070, selon les projections ?

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Dossier 03 · une question du débat

Pensions et vieillissement

Y aura-t-il encore des pensions demain, et à quel niveau ? Un système expliqué, un siècle d’histoire, trois fiches, l’état de la recherche et neuf lectures pour en débattre.

10,2 %du PIB pour la vieillesse, contre 10,7 % dans l’UnionEurostat gov_10a_exp, 2024, provisoire
31,8personnes de 65 ans et plus pour 100 de 15 à 64 ansEurostat demo_pjanind, 2025
9,3 %des 65 ans et plus à risque de pauvreté, contre 16,3 % dans l’UnionEurostat ilc_li02, 2025
48 %taux de remplacement, contre 60 % dans l’UnionEurostat ilc_pnp3, 2025

Dossier vérifié le 11 octobre 2026 · 27 affirmations contrôlées à la source · 24 sources liées · voir le registre · corrections
Prochaine mise à jour : rapport du Comité d’étude sur le vieillissement (juillet 2027)

Comprendre en deux minutes

Y aura-t-il encore des pensions demain, et à quel niveau ?

Oui : la pension légale fonctionne par répartition, et les projections officielles annoncent un coût plus élevé, pas une disparition. Le vieillissement est réel (31,8 personnes de 65 ans et plus pour 100 de 15 à 64 ans en 2025, 48,3 projetées en 2070) et prévu de longue date. Le risque de pauvreté des aînés a fortement baissé (9,3 %), mais la pension remplace une part plus faible du revenu de fin de carrière qu’ailleurs en Europe (48 % contre 60 %).

  1. En répartition, les cotisations d’aujourd’hui paient les pensions d’aujourd’hui : c’est un contrat entre générations.
  2. Le coût futur dépend autant de l’emploi et de la productivité que de la démographie.
  3. Reculer l’âge augmente l’emploi des aînés, mais une partie des personnes passe par le chômage ou la maladie.
Approfondir ↓
Avant tout

Votre pension n’est pas sur un compte à votre nom.

La pension légale belge fonctionne par répartition : les pensions d’aujourd’hui sont payées par les recettes d’aujourd’hui. Il s’agit surtout des cotisations des travailleurs et des employeurs, mais aussi de l’impôt : en 2023, les cotisations ne couvraient qu’environ 63,5 % des recettes de la sécurité sociale des salariés, le reste venant de l’État (ONSS, rapport annuel 2023). C’est un contrat entre générations, pas une épargne individuelle. Deux autres étages, financés par capitalisation, complètent cette base.

  1. 1

    Le 1er pilier : la pension légale

    Financée par répartition (cotisations et impôts), versée par l’État. C’est le cœur du système pour la grande majorité des pensionnés.

  2. 2

    Le 2e pilier : la pension complémentaire

    Constituée par l’employeur ou le secteur, placée et capitalisée. Tout le monde n’en a pas, et les montants varient beaucoup.

  3. 3

    Le 3e pilier : l’épargne individuelle

    Épargne-pension et assurances-vie, encouragées par un avantage fiscal. Elle dépend de la capacité de chacun à épargner.

→ en répartition, ce qui compte est le nombre de cotisants par pensionné… et la productivité de chacun

Histoire · un siècle de pensions

Le vieillissement n’est pas une surprise : il était prévu.

Le nombre de personnes âgées pour 100 personnes en âge de travailler monte depuis le milieu des années 1980, sous l’effet de l’allongement de la vie, de la baisse de la natalité et, depuis les années 2010, de l’arrivée à 65 ans des générations nombreuses nées après 1945. Les projections prolongent la tendance jusqu’en 2070.

Personnes de 65 ans et plus pour 100 personnes de 15 à 64 ans. 1960-2025 : Eurostat, demo_pjanind (rupture en 2011) ; 2025-2070 : projections Eurostat EUROPOP2023, scénario de base, proj_23ndbi. Une projection n’est pas une prévision : elle dépend d’hypothèses sur la fécondité, la mortalité et les migrations.

Le taux de dépendance des âgés

Ce qu’il permet de dire

  • Comment évolue la structure par âge de la population.
  • Comment la Belgique se compare à d’autres pays, avec la même définition.

Ce qu’il ne permet pas de dire

  • Combien de personnes cotisent réellement et combien touchent une pension.
  • Ce que chaque travailleur produira : la productivité compte autant que le nombre.
  • Le coût futur des pensions, qui dépend aussi des règles et des montants.

Pour aller plus loin

  • Le taux d’emploi par âge.
  • Le rapport entre cotisants et pensionnés.
  • Les projections de coût du Comité d’étude sur le vieillissement.
  1. 1900

    L’État subsidie

    La loi du 10 mai 1900 instaure une aide de l’État à l’épargne-retraite, qui reste facultative.

  2. 1924-1925

    L’assurance obligatoire

    Pension obligatoire pour les ouvriers (1924) puis les employés (1925), fondée sur les cotisations versées par les travailleurs.

  3. 1953

    Fin de la capitalisation individuelle

    La loi du 29 décembre 1953 sur la pension des ouvriers marque l’abandon du système de capitalisation individuelle.

  4. 2009-2030

    L’âge recule

    Âge des femmes aligné sur celui des hommes (65 ans) en 2009 ; 66 ans en 2025, 67 ans en 2030. Réforme bonus-malus votée en mai 2026.

1900-1953 : J.-P. Sanderson (2015), « Vieillissement de la population et retraites en Belgique, XIXe-XXe siècles », Revue belge d’histoire contemporaine, 2015 (2-3), 193-215. Âges légaux : BNB, Minne et Saks (2023). Réforme 2026 : La Libre, 29 mai 2026 (presse, pour dater l’événement).

Trois idées reçues

Idée reçue

« Il n’y aura plus de pensions pour les jeunes. »

Faux, mais… En répartition, tant qu’il y a des travailleurs et des cotisations, des pensions sont versées. Les projections officielles annoncent un coût plus élevé, pas une disparition. La vraie question est le niveau des pensions et qui paie la hausse.

Idée reçue

« Les pensionnés belges sont pauvres. »

Vrai mais en recul. Le risque de pauvreté des 65 ans et plus est tombé de 15,7 % en 2023 à 9,3 % en 2025, sous la moyenne européenne. Mais le taux de remplacement reste bas (48 %) et les femmes touchent nettement moins.

Idée reçue

« Reculer l’âge suffit à faire travailler plus longtemps. »

À nuancer. En Autriche, reculer l’âge de la retraite anticipée a augmenté l’emploi des aînés, mais aussi fortement leur chômage. Voir la recherche.

Fiche 01 · fait

10,2 % du PIB.

Les dépenses publiques consacrées à la vieillesse sont passées de 6,8 % du PIB en 2001 à 10,2 % en 2024. Elles restent un peu sous la moyenne européenne (10,7 %), qui part de plus haut. Le Comité d’étude sur le vieillissement prévoit une hausse supplémentaire des pensions de 0,7 point de PIB d’ici 2070, après la réforme récente.

Dépenses publiques « vieillesse » (fonction COFOG 10.2 : pensions de retraite et services aux personnes âgées), en % du PIB. Belgique 2001-2024, Union 2010-2024 (données disponibles). Source : Eurostat, gov_10a_exp, mise à jour du 16 septembre 2026. Projection : Comité d’étude sur le vieillissement, rapport de juillet 2026 (page du Bureau fédéral du Plan ; chiffres relus sur le relais de Forum for the Future).

Fiche 02 · fait

Moins de pauvreté, mais des pensions plus basses qu’ailleurs.

Deux chiffres semblent se contredire. Le risque de pauvreté des aînés a fortement baissé et passe sous la moyenne européenne. Mais la pension médiane ne remplace que 48 % du revenu des personnes en fin de carrière, contre 60 % dans l’Union.

Le risque de pauvreté des aînés est passé sous la moyenne de l’Union (9,3 % contre 16,3 % en 2025)Risque de pauvreté des 65 ans et plus : en %, revenu sous 60 % du revenu médian
Les pensions des femmes restent inférieures d’environ un quart à un tiers à celles des hommesÉcart de pension femmes-hommes : 65-79 ans, en % de la pension moyenne des hommes

Sources : Eurostat, ilc_li02 (pauvreté des 65 ans et plus depuis 1995 : enquête ECHP jusqu’en 2001, publiée sans décimale, puis SILC à partir de 2003, sans donnée en 2002 ; rupture en 2019 ; Union depuis 2013 ; données antérieures à 2015 consultées le 14 octobre 2026), ilc_pnp13 (écart de pension), ilc_pnp3 (taux de remplacement agrégé : pension médiane des 65-74 ans rapportée au revenu médian du travail des 50-59 ans), consulté le 11 octobre 2026. Enquête SILC : l’année indiquée est celle de l’enquête, les revenus portent sur l’année précédente.

Le risque de pauvreté des 65 ans et plus

Ce qu’il permet de dire

  • Quelle part des aînés a un revenu inférieur à 60 % du revenu médian du pays.
  • Comment cette part évolue et se compare à l’Europe.

Ce qu’il ne permet pas de dire

  • Si les aînés vivent mieux en absolu : le seuil est relatif et bouge avec les revenus des autres.
  • Ce que rapporte le fait d’être propriétaire de son logement, non compté dans le revenu.
  • Le patrimoine ou les privations réelles.

Pour aller plus loin

  • La privation matérielle et sociale.
  • Les revenus selon les trois piliers.
  • Le patrimoine des ménages âgés.
attention

L’écart de pension belge varie fortement d’une année à l’autre (de 23 % à 35 %) : il vient d’une enquête par échantillon. Mieux vaut retenir l’ordre de grandeur, un quart à un tiers de moins pour les femmes, qu’un chiffre annuel précis.

Fiche 03 · fait

66 ans, puis 67 en 2030.

L’âge légal de la pension est de 66 ans depuis 2025 et passera à 67 ans en 2030. Mais l’âge auquel on part réellement est plus bas : 60,7 ans en moyenne selon l’enquête SHARE de 2019-2020. Le taux d’emploi des 55-64 ans a pourtant presque triplé depuis 1993.

Âge légal

66 → 67

2025 → 2030

Âge effectif moyen

60,7

enquête SHARE, 2019-2020

Emploi des 55-64 ans

22 → 61,5 %

1993 → 2025

La réforme votée en mai 2026

Adoptée par la Chambre dans la nuit du 28 au 29 mai 2026. Elle introduit un bonus pour ceux qui reportent leur pension au-delà de l’âge légal : 2 %, 4 % ou 5 % par année de report selon l’année de naissance (5 % pour les personnes nées en 1973 ou après). Elle introduit aussi un malus pour les pensions anticipées prises à partir du 1er février 2027 sans carrière suffisante : 2 % par année d’anticipation pour les personnes nées entre 1961 et 1965, 4 % entre 1966 et 1974, 5 % à partir de 1975. Pour échapper au malus (et pour avoir droit au bonus), il faut 35 années de carrière comptant chacune au moins 156 jours et 7 020 jours sur l’ensemble de la carrière ; certains congés, périodes de maladie et de chômage sont comptés.

Sources : BNB, Minne et Saks (2023) pour les âges ; Eurostat lfsi_emp_a_h et lfsi_emp_a pour l’emploi ; réforme : Service fédéral des Pensions, « Malus pension » et « Bonus pension à partir de 2026 » (consultés le 14 octobre 2026) ; date du vote : La Libre, 29 mai 2026 (presse).

Ce dossier en Europe · 27 pays

Et ailleurs en Europe ?

Choisissez un pays : les chiffres clés et les questions du débat se mettent à jour avec les données d’Eurostat, établies selon les mêmes définitions dans les 27 pays de l’Union.

Les chiffres de la Belgique

Questions du débat, en chiffres

Réponses calculées à partir des données : elles situent le pays parmi les autres, elles n’expliquent pas pourquoi.

    Comparer les pays

    Cochez ou décochez les pays ; le tableau sous le graphique donne les valeurs exactes. Tous les indicateurs : page Comparer.

    Recherche · ce que savent les chercheurs

    Trois questions, trois niveaux de preuve.

    Chaque conclusion porte un badge (grille du GIEC) et chaque étude, selon sa nature, son niveau sur l’échelle de Maryland (évaluations d’impact, de 1 à 5) ou son type (méta-analyse, revue, statistique officielle, étude descriptive…). Voir la méthode.

    ÉtabliMajoritaireDébattuPeu étudié
    Comment ces études ont été choisies

    Ce n’est pas une revue systématique : la sélection est raisonnée, pas exhaustive. Les études sont cherchées dans les revues de littérature et méta-analyses récentes, dans les bases d’articles et de documents de travail en sciences sociales (Google Scholar, RePEc, NBER, IZA) et dans les publications des institutions et centres de recherche belges (Banque nationale, Bureau fédéral du Plan, Conseil supérieur de l’emploi, universités).

    Retenues : les études publiées (revue à comité de lecture, document de travail d’une institution reconnue ou rapport public), dont la méthode est décrite, portant sur la Belgique ou sur un pays comparable ; les études belges sont privilégiées quand elles existent. Écartées : les textes d’opinion, les études sans méthode décrite et celles qui n’ont pas pu être lues à la source. Quand des études sérieuses aboutissent à des conclusions opposées, le badge « Débattu » l’indique et les deux côtés sont cités.

    Une étude importante manque ? Signalez-la (voir la méthode, point 07).

    Du chiffre à la décision

    Quatre leviers, et aucun sans contrepartie.

    Dans un système par répartition, il n’existe que quelques leviers pour équilibrer les comptes. Pour chacun : le mécanisme, ce qui est documenté, ce qui reste incertain et ce qu’on sacrifie. Le site ne recommande aucune combinaison.

    Travailler plus longtemps

    Le mécanisme
    Reculer l’âge ou rendre les départs anticipés moins avantageux : plus de cotisants, moins d’années de pension.
    Ce qui est documenté
    documenté En Autriche, reculer l’âge de retraite anticipée a augmenté l’emploi des aînés, mais aussi fortement leur chômage (Staubli et Zweimüller, 2013). La Belgique passe à 67 ans en 2030 et a voté un bonus-malus en 2026.
    Ce qui reste incertain
    Les effets de la réforme belge de 2026 ne sont pas encore observables.
    Ce qu’on sacrifie
    Les personnes aux carrières pénibles ou en moins bonne santé, qui peuvent difficilement travailler plus longtemps.

    Augmenter les recettes

    Le mécanisme
    Plus de cotisations ou plus d’impôts affectés aux pensions.
    Ce qui est documenté
    Les recettes publiques belges sont déjà élevées (49,0 % du PIB en 2025, contre 46,4 % dans l’Union).
    Ce qui reste incertain
    L’effet sur l’emploi dépend de la manière de prélever : cotisations sur le travail ou impôts plus larges.
    Ce qu’on sacrifie
    Le pouvoir d’achat des actifs, ou d’autres dépenses publiques.

    Ajuster le niveau des pensions

    Le mécanisme
    Indexer moins vite ou revoir le calcul des pensions.
    Ce qui est documenté
    La pension remplace déjà une part plus faible du revenu qu’ailleurs (48 % contre 60 % dans l’Union, Eurostat).
    Ce qui reste incertain
    L’effet sur la pauvreté des aînés, qui vient de baisser fortement.
    Ce qu’on sacrifie
    Le niveau de vie des pensionnés, surtout des femmes, dont les pensions sont déjà plus basses.

    Augmenter l’emploi et la productivité

    Le mécanisme
    Plus de personnes au travail et plus de richesse produite par travailleur : plus de cotisations sans changer les règles.
    Ce qui est documenté
    documenté Selon le Comité d’étude sur le vieillissement, une productivité plus faible ferait passer le coût du vieillissement de 1,5 à 3,3 points de PIB d’ici 2070 (simulation).
    Ce qui reste incertain
    Il est difficile de garantir une hausse de la productivité par la politique publique.
    Ce qu’on sacrifie
    Des investissements (formation, innovation) dont le rendement est lent et incertain.

    Les arbitrages : on ne peut pas tout maximiser à la fois

    Si l’on privilégie…… on prend le risque de sacrifier
    Garantir des pensions élevéesUn coût plus lourd pour les actifs
    Alléger la charge des actifsLe niveau de vie des pensionnés
    Un âge de départ identique pour tousLa prise en compte des métiers pénibles et des carrières courtes
    L’équité entre générationsLa stabilité des règles pour ceux qui approchent de la pension

    « Documenté » signifie établi par des études ou des statistiques officielles. Les effets cités viennent de la partie Recherche et des fiches, avec leurs sources.

    Ce que proposent des chercheurs de bords différents

    Pour chaque piste : qui la défend, ce que la preuve en dit, et sa limite. L’orientation qualifie la proposition, pas la personne : un même chercheur peut défendre des idées classées différemment selon les sujets. Références ouvertes à la source le 14 octobre 2026.

    OrientationPropositionChercheursCe que dit la preuveLimite
    Réformiste (belge)Pension à points, liée à la carrière et à l’espérance de vieCommission de réforme des pensions 2020-2040, 2014 (présentée par F. Vandenbroucke)Proposition détaillée : points × valeur du point × correction actuarielle ; principes communs aux trois régimes.Jamais adoptée ; arbitrage entre stabilité financière et niveau des pensions.
    LibéraleReculer l’âge et rendre le bonus-malus neutreStaubli et Zweimüller, 2013 ; OCDE, 2025Autriche : reculer l’âge de départ anticipé augmente l’emploi des aînés. L’OCDE juge un bonus-malus de 5 % proche de la neutralité.Une partie bascule vers le chômage ou la maladie.
    ComportementaleInscrire par défaut à une épargne complémentaireMadrian et Shea, 2001La participation est nettement plus élevée avec une inscription automatique.Étude américaine ; le 2e pilier belge est déjà largement collectif.
    SocialeGarder la répartition et diversifier son financementBarr, 2002Capitalisation et répartition dépendent toutes deux de la production future ; aucune n’échappe au vieillissement.Ne dit pas quel financement choisir.
    Lectures · question de valeurs

    Que doit-on à ceux qui ont fini de travailler ?

    Une pension doit-elle remplacer un salaire, garantir un minimum, ou récompenser une épargne ? Neuf traditions répondent, chacune par son meilleur argument et sa principale critique. L’ordre change à chaque visite.

    Qui décide des pensions ?

    Les pensions légales relèvent de l’État fédéral, mais d’autres acteurs comptent pour les deuxième et troisième piliers et pour la vie des aînés.

    État fédéral

    • Pensions légales des salariés, des indépendants et des fonctionnaires
    • Âge légal, conditions de carrière, bonus et malus
    • Avantage fiscal de l’épargne-pension

    Partenaires sociaux

    • Pensions complémentaires d’entreprise et de secteur (2e pilier)
    • Gestion paritaire de la sécurité sociale

    Communautés et Régions

    • Maisons de repos, aide aux personnes âgées, allocations pour l’aide aux personnes âgées

    Union européenne

    • Les pensions restent une compétence nationale
    • Recommandations dans le cadre du Semestre européen, projections communes du vieillissement
    Limites · ce que ces chiffres ne disent pas

    Six pièges à éviter.

    1. 1

      Confondre projection et prévision

      Les chiffres pour 2070 reposent sur des hypothèses de fécondité, de mortalité, de migrations et de productivité. Avec une productivité plus faible, le coût du vieillissement double presque (de 1,5 à 3,3 points de PIB selon le Comité d’étude sur le vieillissement).

    2. 2

      Lire le taux de dépendance comme un ratio cotisants-pensionnés

      Il compare des âges, pas des statuts. Tous les 15-64 ans ne travaillent pas, et de plus en plus de 65 ans et plus travaillent encore.

    3. 3

      Oublier le logement dans la pauvreté

      Le revenu utilisé ne compte pas l’avantage d’être propriétaire de son logement, fréquent chez les aînés. Un même revenu ne donne pas le même niveau de vie selon qu’on paie un loyer ou non.

    4. 4

      Prendre une moyenne pour la règle

      La pension moyenne mélange des carrières complètes et incomplètes, des salariés, des indépendants et des fonctionnaires, aux régimes très différents.

    5. 5

      Comparer les dépenses sans regarder les piliers

      Un pays peut dépenser peu en pensions publiques parce que ses pensions privées sont développées. Les chiffres publics ne disent pas tout du revenu des retraités.

    6. 6

      Lire un chiffre d’enquête au dixième près

      Pauvreté et écart de pension viennent d’échantillons : les variations d’une année à l’autre peuvent être du bruit statistique.

    Prolongements

    Pour comprendre, il faut aussi examiner…

    Les phénomènes sont liés, mais deux chiffres qui évoluent ensemble ne s’expliquent pas forcément l’un par l’autre. Chaque lien dit pourquoi il est utile et où il s’arrête.

    • Dossier

      Emploi et inactivité

      Pourquoi ce lienLe nombre de personnes qui travaillent compte autant que l’âge de la population. Le dossier Emploi détaille le taux d’emploi par âge, diplôme et Région.

      Sa limiteUn taux d’emploi plus élevé améliore le financement, mais ne suffit pas seul à équilibrer les comptes.

    • Dossier

      Finances publiques

      Pourquoi ce lienLes pensions sont une partie du budget public : leur hausse se répercute sur le déficit et la dette.

      Sa limiteLe dossier Finances rappelle qu’une dette n’est pas mauvaise en soi : tout dépend de ce qu’elle finance, des taux d’intérêt et de la croissance.

    • Dossier

      Santé

      Pourquoi ce lienTravailler plus longtemps suppose de rester en bonne santé. En 2024, à 65 ans, il restait en moyenne 20,6 ans à vivre, dont 11,8 sans limitation dans les activités habituelles.

      Sa limiteCe sont des moyennes nationales : les écarts selon le diplôme dépassent dix ans d’espérance de vie en bonne santé.

    Vérifier sa compréhension · questions de transfert

    Et ailleurs, ça marche comment ?

    Ces questions ne testent pas la mémoire des chiffres : elles vérifient qu’on sait appliquer le mécanisme à une situation nouvelle. Chaque réponse est expliquée.

    1. Deux pays ont le même taux de dépendance : 35 personnes de 65 ans et plus pour 100 de 15 à 64 ans. Dans le pays A, 80 % des 15-64 ans travaillent ; dans le pays B, 60 %. Lequel finance le plus facilement ses pensions par répartition ?

    2. Le risque de pauvreté des aînés passe de 15 % à 9 % en deux ans. Peut-on en conclure que les pensionnés vivent mieux ?

    Citer ce dossier

    un chiffre juste, avec sa source →

    Sources · consultées les 10 et 11 octobre 2026

    D’où viennent ces chiffres.

    Niveau 1 · statistiques officielles

    1. Eurostat : gov_10a_exp (dépenses par fonction), demo_pjanind et proj_23ndbi (démographie), ilc_li02, ilc_pnp3, ilc_pnp13 (revenus et pensions), lfsi_emp_a et lfsi_emp_a_h (emploi).

    Niveau 3 · institutions publiques

    1. Comité d’étude sur le vieillissement (2026). Rapport annuel de juillet 2026 ; communiqué du Bureau fédéral du Plan du 9 juillet 2026, consulté le 14 octobre 2026.
    2. OCDE (2025). Pensions at a Glance 2025 : Belgium (note par pays), 27 novembre 2025, consultée le 14 octobre 2026.
    3. ONSS (2024). Rapport annuel 2023, « Financer » (recettes de la Gestion globale).
    4. Minne, G. et Saks, Y. (2023). « Older workers and retirement decisions in Belgium ». NBB Economic Review, 2023/15.

    Histoire

    1. Sanderson, J.-P. (2015). « Vieillissement de la population et retraites en Belgique, XIXe-XXe siècles ». Revue belge d’histoire contemporaine, 2015 (2-3), 193-215.

    Administration · règles de la réforme de 2026

    1. Service fédéral des Pensions, « Malus pension » et « Bonus pension à partir de 2026 », consultés le 14 octobre 2026.

    Niveau 6 · presse (pour dater la réforme de 2026)

    1. La Libre, 29 mai 2026 ; RTBF, 20 décembre 2025 ; L’Avenir, 6 mars 2026.

    Niveau 2 · recherche

    Œuvres citées dans les lectures

    • Beveridge, W. (1942). Social Insurance and Allied Services. HMSO.
    • Burke, E. (1790). Reflections on the Revolution in France.
    • Esping-Andersen, G. (1990). The Three Worlds of Welfare Capitalism. Polity Press.
    • Friedman, M. (1962). Capitalism and Freedom. University of Chicago Press.
    • Friot, B. (2010). L’enjeu des retraites. La Dispute.
    • Modigliani, F. et Brumberg, R. (1954). « Utility Analysis and the Consumption Function ». Dans K. Kurihara (dir.), Post-Keynesian Economics.

    Rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle pour la collecte et la mise en forme ; chaque chiffre et chaque référence ont été vérifiés à la source, et la relecture finale est humaine. Une erreur ? Chaque correction est datée et publiée. Méthode complète : page Méthode.

    Journal des corrections · 11 octobre 2026 : première publication. 12 octobre 2026 : revérification à la source primaire ; correction de l’étude de Feldstein (1980) précisée (l’effet reste négatif, plus faible) ; dates des lois de 1900, 1924-1925 et 1953 précisées ; conditions du malus reformulées (35 ans de carrière et 7 020 jours de travail effectif). 14 octobre 2026 : bonus et malus de la réforme de 2026 vérifiés auprès du Service fédéral des Pensions, qui remplace la presse comme source. Chiffres du Comité d’étude sur le vieillissement relus sur le communiqué officiel du Bureau du Plan (au lieu d’un relais) ; ajout : pauvreté des pensionnés et évolution du niveau de vie relatif des pensionnés. Ajout : analyse de l’OCDE (Pensions at a Glance 2025) sur l’âge de sortie du marché du travail et les conditions du bonus et du malus. Correction : la phrase « les cotisations des travailleurs d’aujourd’hui paient les pensions d’aujourd’hui » oubliait les cotisations patronales et l’impôt (en 2023, environ 36 % des recettes de la sécurité sociale des salariés venaient de l’État, selon l’ONSS). Série longue : risque de pauvreté des 65 ans et plus depuis 1995.

    Comment citer ce dossier

    Bauchau, T. (2026). Pensions et vieillissement [dossier]. Au plus Juste, version du 11 octobre 2026. Consulté le …, à l’adresse https://auplusjuste.be/dossier-pensions.html

    Pour un chiffre précis, citez aussi sa source primaire (indiquée sous chaque graphique) : Au plus Juste rassemble et explique des données, il ne les produit pas. Les données de chaque graphique sont téléchargeables (« Voir les données du graphique »). Code et données du site : dépôt public GitHub.